25/04/2026
Au lendemain de la diffusion virale, le jeudi 23 avril 2026, d’une vidéo insoutenable montrant une femme torturée par le feu à Ekpè, dans la commune de Sèmè-Podji, la victime est sortie du silence. Ce vendredi 24 avril 2026, elle a reçu la visite d’une délégation de l’Institut National de la Femme au Centre hospitalier universitaire de zone de Suru-Léré à Cotonou, où elle est actuellement prise en charge sous haute surveillance.
BENIN LA VICTIME DE TORTURE PAR LE FEU A EKPE RACONTE LHORREUR VECU
Visiblement marquée physiquement et psychologiquement, la victime, une femme d’une trentaine d’années, a livré un témoignage glaçant sur les sévices subis. « C’est un papa qui a proposé qu’on ne doit pas me laisser partir. De lui donner une corde pour qu’il m’attache. C’est ainsi qu’on m’a attachée autour d’un bois. Les deux pieds et deux mains liées en allumant le feu sous moi », a-t-elle raconté, la voix encore chargée d’émotion.
Elle poursuit en décrivant des actes d’une extrême cruauté : « Ils m’ont mis du piment dans le sexe. Les habits que j’ai portés, ils ont mis du couteau dedans pour déchirer en me mettant nue. Je sens encore les douleurs aux mains. La corde avec laquelle j’ai été liée, on ne peut pas ligoter un humain avec une telle corde ».
Un état de santé préoccupant
Selon le Dr Cyrille Kpangon, médecin chirurgien au Centre hospitalier universitaire de zone de Suru-Léré à Cotonou, la patiente présente de multiples lésions. « Elle a une inflammation des deux mains avec une difficulté à mobiliser les doigts. Pour pouvoir nouer son pagne, ça n’a pas été facile », a-t-il expliqué.
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Le praticien évoque également « des lésions de sévices corporels » consécutives à des coups et blessures volontaires. « On voit très bien au niveau des poignets et des chevilles les traces des liens. À part ça, au niveau du corps, elle a plein de lésions, de plaies, en bonne