08/02/2026
Aujourd’hui, je vous partage une partie de mon parcours culinaire. Je vous présente le plat que j’ai réalisé lors de ma première compétition de cuisine, à l’école hôtelière de Laval où j’apprenais le métier au début de la vingtaine.
C’était à la moitié de notre parcours d’étudiants en cuisine. Selon mes observations, c’est le pire moment. On commence à acquérir un peu d’habileté et de confiance, et on se croit déjà les prochains Gordon Ramsay. Et c’est précisément à ce moment-là qu’on fait beaucoup d’erreurs très bêtes, généralement parce qu’on se surestime ou qu’on veut aller trop vite.
Le but de cette première compétition était de démontrer nos compétences de base (maniement du couteau, cuisson des viandes, sauces, etc.) dans un court laps de temps. Si je me souviens bien, nous avions une heure. Dans ce genre d’épreuve, il vaut beaucoup mieux réaliser un plat simple, mais parfaitement exécuté. Notre seule contrainte était de cuisiner une caille.
Je voulais que mon plat reflète la saison. J’hésitais entre un plat plus « comfort food » puisque nous étions au début du printemps, ou quelque chose de plus ensoleillé, parce que les beaux jours commençaient à arriver. Et bien sûr… j’ai eu une idée de GÉNIE. 🔥
Puisque j’hésitais, pourquoi ne pas faire une caille en deux façons ? Deux fois plus de travail, deux fois plus d’ingrédients, deux fois plus de dressage… Bravo, chef Yann… 🤦
Je me lance donc : une macédoine de carottes et de haricots, une sauce crémeuse aux champignons et une poitrine de caille grillée pour représenter l’hiver. Puis un sauté de mangues et de poivrons, une sauce à l’orange et une cuisse de caille grillée pour évoquer l’été qui s’en venait. Pour lier le tout, des quenelles de légumes racines aux herbes fraîches.
Le pire, c’est que tout se déroule plutôt bien… jusqu’au moment où je réalise qu’il ne me reste que trois ou quatre minutes pour terminer la cuisson de la caille et dresser l’assiette. Je fonce, je termine tant bien que mal et je présente mon plat. 🥵
Les commentaires commencent à tomber : belles sauces, belles coupes, bonnes quenelles… Puis arrive le verdict. La caille n’est pas assez cuite. Donc… immangeable. Êtes-vous surpris si je vous dis que je n’ai pas gagné cette compétition ?
Malgré tout, ce fut une leçon précieuse. Après ça, j’ai arrêté d’essayer d’impressionner à tout prix… enfin, presque !
Avec le recul, je crois que cette expérience a peut-être contribué à façonner mon approche plus « bistro » de la gastronomie. Aujourd’hui encore, je préfère un plat simple, bien exécuté et savoureux à une démonstration technique où la deuxième bouchés ne me tente pas plus que cela.
Dites-moi ce que vous pensez de cette petite chronique. Si ça vous plaît, je pourrais vous raconter d’autres souvenirs de mon parcours culinaire. 😉