11/09/2026
: après la sélection des priorités, place à l’exécution
Après deux jours de travaux consacrés à la complétude des données, à la priorisation des projets et à la mise en place d’un cadre de performance, le en République démocratique du Congo entre dans une nouvelle phase : celle de l’exécution.
Réunis les 9 et 10 septembre à , experts du secteur énergétique, représentants des institutions publiques, régulateurs, partenaires techniques et financiers, acteurs privés et conseillers de la Primature ont travaillé à la rationalisation d’un portefeuille de 209 initiatives. L’objectif était de dégager les projets susceptibles de produire le plus d’impact et de créer les conditions de leur mise en œuvre effective.
De 209 initiatives à 20 à 30 priorités
Le travail de priorisation a permis de faire émerger une liste resserrée de 20 à 30 projets prioritaires à haut impact.
Cette sélection marque un changement d’approche. Il ne s’agit plus seulement de disposer d’un vaste portefeuille de projets, mais de concentrer les efforts sur les initiatives capables d’améliorer concrètement l’accès à l’électricité, la qualité du service, les capacités de production et de transport, ainsi que l’attractivité du secteur pour les investissements.
Pour la , dont les besoins énergétiques restent considérables, cette hiérarchisation doit permettre d’éviter la dispersion des ressources et de donner davantage de visibilité aux projets jugés stratégiques.
Une nouvelle culture du résultat
Au-delà de la sélection des projets, les deux journées de travaux ont porté sur la mise en place d’un cadre de performance destiné à suivre leur évolution.
La démarche distingue notamment trois niveaux : les indicateurs de performance, liés à l’avancement des activités et au respect des échéances ; les indicateurs de résultats, portant sur les réalisations concrètes ; et les indicateurs d’impact, destinés à mesurer les changements produits sur le terrain.
Cette approche veut rompre avec une logique où l’existence d’un projet, son financement ou l’avancement administratif seraient considérés comme une finalité.
Dans le secteur énergétique, construire une infrastructure ne suffit pas. Encore faut-il qu’elle permette effectivement d’améliorer le service fourni aux populations et aux entreprises.
et appelées à fiabiliser les données
La collaboration entre la et l’ a constitué un autre volet important des travaux. Elle vise notamment à croiser et harmoniser les données relatives aux différents projets afin d’identifier les éventuels doublons et de disposer d’un portefeuille plus fiable.
Cette consolidation apparaît comme une condition préalable à des décisions publiques mieux orientées. Avec la multiplicité des projets, des partenaires et des institutions intervenant dans le secteur, la qualité des données devient un enjeu central de pilotage.
Des échéances pour mesurer les progrès
Le cadre de travail prévoit également des échéances, avec des cibles fixées à mi-2026 et à fin 2027.
Derrière ces dates se pose désormais la question de la responsabilité : identifier les acteurs chargés de chaque action, fixer les jalons, déterminer les ressources nécessaires et suivre les obstacles susceptibles de ralentir l’exécution.
C’est dans ce dispositif que la CDMU, au sein de la Primature, est appelée à jouer un rôle de suivi transversal, notamment pour faciliter la remontée des difficultés et contribuer à leur résolution.
Une mobilisation institutionnelle élargie
Les travaux ont réuni plusieurs acteurs clés du secteur, notamment la Primature, le ministère des Ressources hydrauliques et de l’Électricité, la SNEL SA, l’UCM, l’ANSER, l’ARE, l’ADPI et le projet Inga, le CAID ainsi que le ministère des Finances.
Des partenaires techniques et financiers, dont la Banque africaine de développement et la Global Energy Alliance for People and Planet (GEAPP), ainsi que des représentants du secteur privé, ont également participé aux réflexions.
Cette mobilisation traduit la nécessité d’une coordination entre les différents maillons de la chaîne énergétique : production, transport, distribution, accès à l’électricité, régulation, financement et investissement.
L’énergie, au-delà des mégawatts
La priorité désormais affichée est de mesurer l’énergie non seulement en termes de capacités installées, mais aussi en fonction de ses effets économiques et sociaux.
Une capacité de production n’a de véritable impact que si elle peut être évacuée, transportée et distribuée efficacement. De même, une nouvelle connexion électrique doit pouvoir s’inscrire dans un système durable et accessible aux utilisateurs.
Cette approche place donc l’impact final sur les populations et les entreprises au centre du suivi des projets.
Le secteur privé attendu
La participation du secteur privé constitue également un enjeu important. Face à l’ampleur des besoins, les investissements publics ne peuvent à eux seuls répondre à l’ensemble des défis énergétiques du pays.
La production, les énergies renouvelables, les mini-réseaux, les solutions hors réseau et les services énergétiques offrent autant de possibilités d’intervention pour les investisseurs privés.
Encore faut-il, pour les attirer durablement, garantir un environnement réglementaire clair, une meilleure visibilité sur les projets, des mécanismes contractuels sécurisés et une capacité publique à respecter ses engagements.
Le véritable test commence maintenant
Au terme de l’atelier, la sélection des priorités constitue une étape importante. Mais le véritable défi commence désormais avec leur mise en œuvre.
D’ici à fin 2027, la performance du devra pouvoir être appréciée à partir de résultats concrets : projets effectivement lancés, jalons atteints, infrastructures livrées, capacités mises en service, nouvelles connexions réalisées et amélioration mesurable de l’accès à l’électricité.
La dispose d’un potentiel énergétique considérable. Mais entre ce potentiel et les résultats attendus, demeure l’enjeu de l’exécution.
Les deux journées de auront donc marqué une transition : passer d’un portefeuille de 209 initiatives à un nombre limité de priorités, puis transformer ces priorités en réalisations mesurables.
La prochaine étape ne se jouera plus uniquement autour des tables de travail. Elle devra se vérifier sur les chantiers, dans les réseaux et, surtout, auprès des ménages et des entreprises qui attendent une électricité plus accessible, plus fiable et capable de soutenir durablement le développement de la .
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