26/11/2024
Les Congolais ont tout lieu d’être fiers de leur Constitution du 18 février 2006. Elle incarne une source d'inspiration pour toutes les constitutions qui aspirent à refléter les espoirs et les aspirations d'une nation.
Par exemple, notre Constitution a servi de référence à la France lorsqu’elle a voulu mettre en place la possibilité pour tout citoyen de solliciter le contrôle de constitutionnalité des lois.
La France a attendu 50 ans après la promulgation de la Constitution de la Ve République pour mettre en place, - à travers la révision constitutionnelle de 2008 - , un contrôle de constitutionnalité par voie d’exception ; ce que nous, Congolais, avions déjà adopté avec notre Loi Fondamentale en 2006. Le président du Conseil constitutionnel de l’époque, Pierre Mazeaud fut parmi les personnes qui ont consulté nos travaux constitutionnels.
Honte à ceux qui osent dire que notre Constitution a été rédigée à l’étranger par des étrangers !
En Afrique de l'Ouest, notre Constitution est perçue, comme le souligne le professeur El Hadj Mbodj, comme un modèle d'inclusivité dont le processus d'élaboration pourrait servir de référence aux rédacteurs de constitutions africaines.
Elle s'érige en parfait exemple de ce que devrait être une bonne constitution. En effet, elle est issue du peuple, et non imposée par une élite, en la qualifiant de Constitution "d'en bas" par opposition à celles "d'en haut". Elle prévoit des mécanismes de démocratie participative et affirme que le peuple est la seule source du pouvoir politique.
Notre Constitution n’est pas la Constitution d’un camp, c’est la Constitution d’une convergence autour d’une volonté partagée de paix, d’unité, de réconciliation et de stabilité pour répondre aux aspirations du peuple pour son développement et son épanouissement.
Elle répond aux besoins fondamentaux du peuple, garantissant l'accès à l'eau potable, à un logement décent, à des routes de qualité et à un environnement sain, comme le précisent les articles