22/01/2026
🐟 Le Cameroun a faim de poisson : une opportunité à saisir
Le marché camerounais du poisson est en pleine effervescence.
En 2024, le pays a importé 207 092 tonnes de poissons congelés, pour une facture de 167,3 milliards FCFA. Malgré une légère baisse par rapport à 2023, ces chiffres révèlent une dépendance persistante aux importations pour satisfaire une demande locale toujours croissante.
Maquereaux, sardines, thons, tilapias… Ces espèces sont consommées quotidiennement dans les foyers, les restaurants, les cantines et les marchés. La clientèle existe, elle est massive, régulière et demandeuse. Pourtant, la production locale reste insuffisante pour répondre à ce besoin vital.
C’est là que réside une formidable opportunité de rentabilité pour les entrepreneurs, les coopératives et les jeunes porteurs de projets. Investir dans la pisciculture, c’est répondre à une demande réelle, stable et solvable. C’est aussi participer à la souveraineté alimentaire du pays.
Le gouvernement camerounais a déjà montré sa capacité à agir en réduisant les importations de poulet pour stimuler la production locale. Il est temps d’appliquer la même logique au secteur halieutique. Moins d’importations, plus de soutien aux producteurs locaux, plus de formations, plus d’infrastructures.
Nous appelons les pouvoirs publics à renforcer le Plan intégré d’import-substitution agropastoral et halieutique (Piisah), à faciliter l’accès aux financements, à encourager les écloseries et à créer un environnement propice à l’essor de la pisciculture.
Le Cameroun a les ressources, les talents et la demande. Il ne manque que la volonté collective pour transformer cette dépendance en richesse locale.
📣 Entrepreneurs, agriculteurs, investisseurs : le moment est venu de plonger dans l’économie bleue !