21/09/2025
Soutenons notre apicultrice de La Ruche qui dit Oui - Hermée 🫶🫶🫶
🐝 C’est un cri de désespoir, brut et réel...
Depuis plusieurs semaines, 𝗷𝗲 𝗻𝗲 𝗱𝗼𝗿𝘀 𝗽𝗹𝘂𝘀 𝘀𝘂𝗿 𝗺𝗲𝘀 𝗱𝗲𝘂𝘅 𝗼𝗿𝗲𝗶𝗹𝗹𝗲𝘀… Ils ont même envahi mes nuits.
Hier, j’étais à WégFédération Royale Provinciale Liégeoise d'Apiculturevinciale Liégeoise d'Apiculture sur le frelon asiatique.
Mardi, lors de la présentation de la 𝗻𝗼𝘂𝘃𝗲𝗹𝗹𝗲 𝘁𝗲𝗰𝗵𝗻𝗼𝗹𝗼𝗴𝗶𝗲 𝗱𝗲 𝘁𝗿𝗮𝗰̧𝗮𝗴𝗲, j’étais repartie pleine d’espoir.
Aujourd’hui, je me sens surtout 𝗱𝗲́𝗰𝗼𝘂𝗿𝗮𝗴𝗲́𝗲 par ce qui nous attend.
💬 Les témoignages d’apiculteurs totalement 𝗰𝗲𝗿𝗻𝗲́𝘀 par cet insecte nuisible m’ont glacée.
𝗝𝗲 𝗻𝗲 𝗺𝗲 𝘃𝗼𝗶𝘀 𝗽𝗮𝘀 𝗰𝗼𝗻𝘁𝗶𝗻𝘂𝗲𝗿 𝗹’𝗮𝗽𝗶𝗰𝘂𝗹𝘁𝘂𝗿𝗲 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗰𝗲𝘀 𝗰𝗼𝗻𝗱𝗶𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀 :
– Craindre une attaque du FA à chaque ouverture de ruche
– Me battre avec eux pour vérifier l’état de mes colonies ou extraire le miel
– Les croiser jusque dans la miellerie…
💸 Et le coût est colossal :
– Harpes électriques (combien pour équiper tout le rucher ?)
– Muselières (pour 16 ruches !)
– Pièges, recherche et destruction…
Piéger, c’est une première étape. Mais tant qu’on ne localise pas et ne détruit pas les colonies, 𝗰𝗵𝗮𝗾𝘂𝗲 𝗳𝗼𝘆𝗲𝗿 𝗹𝗮𝗶𝘀𝘀𝗲́ 𝗲𝗻 𝗽𝗹𝗮𝗰𝗲, 𝗰’𝗲𝘀𝘁 𝗽𝗼𝘁𝗲𝗻𝘁𝗶𝗲𝗹𝗹𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝟱𝟬 𝗻𝗼𝘂𝘃𝗲𝗮𝘂𝘅 𝗻𝗶𝗱𝘀 𝗹’𝗮𝗻𝗻𝗲́𝗲 𝘀𝘂𝗶𝘃𝗮𝗻𝘁𝗲.
Et ils peuvent se cacher partout : dans une cabane de jardin, sous un toboggan, dans un parc de promenade, dans une haie ou même dans le sol.
𝗖𝗲 𝗻’𝗲𝘀𝘁 𝗽𝗹𝘂𝘀 𝘀𝗲𝘂𝗹𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝘂𝗻𝗲 𝗾𝘂𝗲𝘀𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱’𝗮𝗯𝗲𝗶𝗹𝗹𝗲𝘀 : 𝗰’𝗲𝘀𝘁 𝘂𝗻𝗲 𝗾𝘂𝗲𝘀𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗲 𝘀𝗲́𝗰𝘂𝗿𝗶𝘁𝗲́ 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗻𝗼𝘂𝘀 𝘁𝗼𝘂𝘀.
👥 Seuls, les apiculteurs ne s'en sortirons pas...
Il faudra un véritable 𝗲́𝗹𝗮𝗻 𝗰𝗼𝗹𝗹𝗲𝗰𝘁𝗶𝗳 pour mettre en place une stratégie de lutte commune.
Ce qui me fait le plus peur, c’est de voir qu’en 2025, beaucoup affirment encore que le frelon n’est pas un danger pour la biodiversité.
Demain, quand il n’y aura plus de pollinisateurs, et que les arboriculteurs, jardiniers, agent communaux, parents, enseignants craindront eux aussi pour leur sécurité, il sera déjà trop t**d.
Imaginez :
🍎 Des fruits décimés dans les vergers
✂️ Des haies laissées à l’abandon
🏫 Des cours de récréation où les enfants ne peuvent plus partir en excursion sans danger
Je ne veux pas être alarmiste mais je m’inquiète vraiment....
Je m’interroge sur notre avenir, sur notre sécurité tout court et sur ce que deviendra notre environnement si rien n’est fait.
Parce que le frelon est un 𝗰𝗵𝗮𝘀𝘀𝗲𝘂𝗿 𝘀𝗮𝗻𝘀 𝗽𝗿𝗲́𝗱𝗮𝘁𝗲𝘂𝗿.
Hier, en réunion, nous étions nombreux, tous aussi désemparés les uns que les autres.
J’ai ressenti une 𝗶𝗺𝗽𝘂𝗶𝘀𝘀𝗮𝗻𝗰𝗲 𝗰𝗼𝗹𝗹𝗲𝗰𝘁𝗶𝘃𝗲, comme si nous étions face à un monstre trop grand pour nous.
Oui, certaines initiatives existent : des communes trouvent des fonds, des regroupements d’apiculteurs s’organisent.
Mais tout cela reste encore 𝗶𝗻𝘀𝘂𝗳𝗳𝗶𝘀𝗮𝗻𝘁 pour endiguer sa progression.
🌍 Cette lutte devrait devenir une véritable 𝗽𝗿𝗶𝗼𝗿𝗶𝘁𝗲́ 𝗱𝗲 𝘀𝗲́𝗰𝘂𝗿𝗶𝘁𝗲́ 𝗽𝘂𝗯𝗹𝗶𝗾𝘂𝗲.
Parce qu’en attendant, nous restons seuls face au monstre.
Et chaque jour, il gagne du terrain.
𝗝𝗲 𝘀𝘂𝗶𝘀 𝗮𝘂 𝗯𝗼𝘂𝘁.
Je me sens 𝗶𝗺𝗽𝘂𝗶𝘀𝘀𝗮𝗻𝘁𝗲, j’ai 𝗽𝗲𝘂𝗿 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗺𝗲𝘀 𝗮𝗯𝗲𝗶𝗹𝗹𝗲𝘀 𝗲𝘁 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗻𝗼𝘁𝗿𝗲 𝗲́𝗰𝗼𝘀𝘆𝘀𝘁𝗲̀𝗺𝗲.
Je m’interroge sur l’avenir : que deviendront nos gestes du quotidien, nos vergers, nos haies, nos espaces de jeu dans un, cinq ou dix ans ?
C’est un cri de désespoir, brut et réel.
Ce soir encore, quand je fermerai les yeux, je sais qu’ils reviendront me hanter, et qu'au réveil, ils seront réalité...
Jessica – une apicultrice qui espère voir son “happy” survivre🐝
#𝑼𝒏𝒊𝒔𝑪𝒐𝒏𝒕𝒓𝒆𝑳𝒆𝑭𝒓𝒆𝒍𝒐𝒏𝑨𝒔𝒊𝒂𝒕𝒊𝒒𝒖𝒆