06/03/2026
UN TEXE QUI FAIT RÉFLÉCHIR :
Je m’appelle Martin. J’ai 54 ans. Je suis cultivateur. Et aujourd’hui, je parle au nom de beaucoup d’autres agriculteurs qui n’osent plus le faire.
Quand vous passez devant un champ, vous voyez peut-être juste du maïs, du soya ou du blé.
Moi, je vois des nuits blanches. Je vois des paiements qui arrivent plus vite que les récoltes. Je vois des journées de 14 heures sous le soleil, la pluie ou le vent. Je vois des familles qui travaillent ensemble pour garder une ferme vivante malgré tout.
Ce que plusieurs ignorent, c’est qu’on ne contrôle presque rien.
On ne contrôle pas la météo. On ne contrôle pas les sécheresses. On ne contrôle pas les inondations. On ne contrôle pas les prix des engrais, du carburant ou des pièces de machinerie.
Mais nos factures, elles, continuent d'augmenter.
Quand une récolte est mauvaise, personne ne nous rembourse les mois de travail perdus.
Quand une ferme ferme ses portes, ce n'est pas seulement une entreprise qui disparaît.
C'est souvent une histoire de famille qui s'éteint après plusieurs générations.
Pendant qu'on cherche le produit le moins cher sur les tablettes, plusieurs producteurs se demandent s'ils seront encore là l'année prochaine.
Et pourtant...
Chaque fois que vous achetez local, vous faites beaucoup plus qu'acheter un produit.
Vous aidez une famille d'ici. Vous gardez des emplois dans votre région. Vous contribuez à protéger nos terres agricoles. Vous permettez à nos villages de continuer à vivre.
Saviez-vous que l'agriculture et l'agroalimentaire représentent plus de 2,3 millions d'emplois au Canada et environ 1 emploi sur 9? Le secteur contribue aussi à plus de 149 milliards de dollars à l'économie canadienne.
Malgré cela, plus de 40 % des agriculteurs canadiens devraient prendre leur retraite d'ici 2033, et plusieurs fermes peinent à trouver une relève.
La prochaine fois que vous aurez le choix entre un produit d'ici et un produit importé, pensez-y quelques secondes.
Parce qu'un jour, si nos cultivateurs abandonnent...
On réalisera peut-être trop t**d à quel point ils étaient essentiels.
Selon vous, faisons-nous assez pour soutenir les cultivateurs d'ici???