08/30/2026
Le président américain Donald Trump a invité les entreprises canadiennes faisant des affaires avec les États-Unis à déménager de l'autre côté de la frontière sans délai.
Dans un message publié sur son réseau social Truth Social, il a promis que ces entreprises seraient totalement exemptées de droits de douane si elles s'installaient aux États-Unis. Trump a affirmé que bon nombre d'entre elles avaient initialement quitté les États-Unis à cause de la « stupidité » et de la gestion irresponsable des anciens dirigeants américains.
Un contexte de guerre commerciale totale
Cette sortie s'inscrit dans une escalade majeure des tensions économiques entre Ottawa et Washington :
Les surtaxes américaines : La déclaration de Trump survient un peu plus d'une semaine après l'entrée en vigueur de nouveaux droits de douane américains de 50 % sur 28 milliards de dollars de marchandises canadiennes. Les secteurs touchés incluent notamment l'acier, l'aluminium, le bois d'œuvre et l'automobile.
La réplique du Canada : À la suite de l'échec des négociations bilatérales, le Canada a annoncé qu'il imposerait ses propres contre-tarifs à partir du 8 septembre, ciblant des secteurs clés comme les produits laitiers, l'acier et le matériel agricole.
Guerre de symboles : Pour accentuer la pression, Donald Trump a récemment signé un décret pour que les agences fédérales américaines renomment le lac Ontario en « lac Amérique » (Lake America).
Les réactions au Canada
L'invitation de Donald Trump suscite de vives inquiétudes et des réactions polarisées au pays :
Inquiétudes pour les PME : Plusieurs analystes et chefs politiques, dont Paul St-Pierre Plamondon du Parti Québécois, soulignent que la menace est sérieuse. Pour rester compétitives face à des barrières de 50 %, certaines entreprises canadiennes préparent ou envisagent déjà une délocalisation partielle ou totale de leur production vers le sol américain.
Réplique des dirigeants : Le premier ministre de l'Ontario, Doug Ford, a qualifié les tactiques de Trump de comportement de « intimidateur », affirmant qu'une telle guerre commerciale est destructrice pour l'économie américaine elle-même. De son côté, le premier ministre du Manitoba, Wab Kinew, a pressé le gouvernement canadien de ne pas plier et de mener le combat de front.