05/21/2026
Quand je lis ce genre de texte cela m’amène à me poser la question : peut-il y avoir un équilibre ou flexibilité selon chaque cas ? Oui il est nécessaire de protéger le territoire agricole, nous sommes entièrement d’accord, toutefois peut il y avoir une évolution dans ce processus… bonne réflexion!
Bonjour à tous,
Tout d’abord, merci sincèrement pour tous vos témoignages de soutien envers notre entreprise ainsi qu’envers les membres de notre personnel.
Nous avons reçu énormément de questions au cours des derniers jours et il nous semble important d’apporter certaines précisions afin de mieux expliquer la situation actuelle.
Nous tenons d’abord à préciser que la Ville de Mirabel n’est aucunement impliquée dans les démarches et décisions passées entre notre entreprise et la CPTAQ. La Ville n’a aucun pouvoir concernant les lois et règlements liés à la protection du territoire agricole.
Concrètement, notre cabane à sucre est autorisée à accueillir un nombre de personnes proportionnel à notre capacité de production acéricole entre le 15 février et le 15 mai de chaque année. Toutefois, à l’extérieur de cette période, les règlements actuels limitent l’utilisation des mêmes espaces à seulement 20 places assises.
Il devient donc extrêmement difficile pour une entreprise d’opérer à grande capacité durant trois mois, puis de demeurer ouverte les neuf autres mois avec seulement 20 places assises. Cette situation nous oblige malheureusement à fermer temporairement l’une de nos salles afin d’effectuer les aménagements nécessaires pour respecter les exigences actuellement applicables.
Concernant le golf, celui-ci ne reviendra pas. La Commission exige que le terrain soit remis en état de culture agricole, ce que nous avons accepté afin de préserver l’entreprise et permettre la poursuite de nos activités agricoles. Nous avons également reçu la demande de retirer les deux modules de jeux pour enfants (balançoires), ceux-ci n’étant pas considérés comme des installations agricoles selon la réglementation actuelle.
Comme plusieurs entreprises agricoles du Québec, nous continuerons de nous adapter et de travailler afin de protéger les emplois et la pérennité de notre production agricole, même si, dans les circonstances actuelles, cela représente pratiquement une mission impossible pour plusieurs entreprises confrontées à ce type de réalité réglementaire.
Notre souhait est également que les règlements puissent évoluer avec la réalité des producteurs agricoles d’aujourd’hui. Chaque entreprise agricole possède sa propre réalité, sa propre production et ses propres défis, et nous croyons qu’il est important que les décisions puissent tenir compte des particularités propres à chaque dossier. Dans plusieurs cas, ce type de limitation vient également freiner directement le développement, la transformation et la mise en valeur des productions agricoles elles-mêmes, malgré les investissements et les efforts effectués par les producteurs afin de développer l’agriculture locale.
En espérant que ces précisions auront permis de mieux répondre à vos questions.
Merci encore sincèrement pour votre soutien et votre compréhension.