29/09/2023
A 93ans il a été enfermé par le lamido de Garoua, un autochtone privé de ces biens ancestrale, depuis son intronisation, le lamido de Garoua verse ces mauvaises intentions sur les autochtones de Garoua ( Fali),
1 - a quelques jours après son intronisation il se déplace a pitoa et enlever un drapeau chez un chef du quartier ( FALI) autochtone
2- a deux mois de Régine, il arrête un chef de Doualaré en fermé pendant des jours, accompagné avec des tortures atroce, ( FALI) autochtone
3- cette fois ci, il arrête un père de 93ans et ces deux fils enfermé ce dernier dans l'enceinte du lamida avant de faire l'appel a la brigade de recherche de Garoua( FALI ) autochtone.
Dites moi tous ces intentions ce de détruire les autochtones jusqu'à les Privé de leur terre.
""En effet indique sa majesté Souleymanou ABOU, le terrain querellé a été titré par un certain Ibrahim ABBO au nom du Lamidat de Garoua bien avant l’arrivée au trône du feu Lamido Alim HAYATOU. Ce dernier ne savait même pas qu’une telle initiative avait été entreprise. Il le découvre lorsque le chef de l’Etat décide de la construction d’un hôpital de référence à Garoua. Mais Alim Hayatou, un homme épris de paix, décide d’occuper une partie des 97 hectares pour la construction de l’hôpital. Le reste des parcelles, à en croire Sa majesté Souleymanou, est remis aux fils de la localité qui décident de les vendre aux potentiels clients. Les vendeurs seront de temps en temps intimidés par des notables de la Cour du Lamidat mais sans céder. En effet les notables leur font le reproche de vendre des terres qui appartiennent au Lamidat de Garoua alors que le feu lamido Alim Hayatou, leur avait donné le quitus.
Lorsque l’actuel monarque accède au trône, il décide de récupérer toutes les terres appartenant au lamidat de Garoua par voie d’immatriculation sans tenir compte de la parole donnée de feu lamido Alim Hayatou. L’interpellation du Lawan Saidou Djaouro Toro et ses deux fils Souaibou Saidou et Harouna Saidou mardi dernier repose sur le fait que les susnommés auraient vendu illégalement les terres appartenant au Lamidat de Garoua.
Des interpellations qui frustrent la communauté Fali à en croire sa majesté Souleymanaou ABOU, qui estime pour le déplorer que le Lamido de Garoua depuis son accession au trône méprise le peuple Fali. Déjà quelques jours après son intronisation, il avait accordé à peine deux minutes à la communauté Fali venue le rencontrer. Par ailleurs, depuis son intronisation, c’est le 4e chef traditionnel Fali qui est incarcéré par Ibrahim El Rachidini. Souleymanou ABOU demande par conséquent au Lamido de Garoua de cesser d’intimider, de provoquer et de frustrer la communauté Fali, éprise de paix. « Les terres de Lainde Daneyel ont été arrachées aux populations autochtones par force par le Lamidat de Garoua. Par conséquent, elles n’appartiennent pas au lamidat. Est-il possible d’immatriculer les terres de tout un village sans demander l’avis des populations surtout le chef de la localité ? », s’interroge pour le dénoncer sa majesté. Ce qui fait mal aux yeux de sa majesté Souleymanou ABOU, c’est l’interpellation d’un vieillard de 93 ans, chef traditionnel depuis 1970. Le Lamido à en croire Souleymanou ABOU, demande par ailleurs à tous ceux qui ont acheté des parcelles de terrain dans cette localité de libérer les lieux dans les brefs délais. Si le Lawan Saidou peut repartir chez lui en toute quiétude, tel n’est pas le cas de ses deux fils encore détenus à la gendarmerie.
LE LAWAN SOULEYMANOU ABOU
Approché, un proche du Lamido rejette toutes les accusations portées contre le lamidat de Garoua et de son monarque. Le Secrétaire du Lamido de Garoua nous informe que l’interpellation du Lawan de Laindé Daneyel et ses deux fils, est l’aboutissement d’une plainte déposée contre les susnommés par le Lamido de Garoua auprès des autorités compétentes pour vente illégale des parcelles de terrains appartenant au Lamidat. Il précise que le Lawan de 93 ans n’a jamais fait la cellule contrairement à ce qui se raconte. «Il avait été interpellé pour besoin d’enquêtes. Il jouit de tous ses mouvements. Il vient juste répondre aux questions des enquêteurs », indique le particulier du lamido Ibrahim El Rachidini. Et de poursuivre. « Je dois vous rappeler que le Lamidat avait saisi le sous-préfet de Garoua 1 le 25 juillet 2022 pour occupation illégale des terre. Le Lawan et ses deux enfants ont également été sommés d’arrêter de vendre les terres du Lamidat. Ce qu’ils n’ont pas daigné faire sous-prétexte que ces terres sont leurs propriétés en tant que premiers occupants de Garoua et des lieux. Nous, nous brandissons un titre foncier régulier. Je dois également préciser que le fond du problème, c’est entre le Lawan et le Lamidatet non contre la communauté Fali comme certains agitateurs prétendent le dire juste pour soulever les masses. Nous demandons à ceux qui sont au début de leurs constructions d’arrêter les travaux. Les cas de ceux qui ont déjà construits sur le site seront traités ultérieurement. Que ce Lawan qui n’est même pas de Garoua, arrête d’agiter les populations. C’est un jeu dangereux auquel il est en train de se livrer», fait savoir le particulier du Lamido de Garoua.
Au-delà des positions tranchées des uns et des autres, force est de constater que le jeune Lamido de Garoua défraie régulièrement la chronique depuis qu’il a été intronisé. Les gestes, les actions, les prises de parole d’Ibrahim El Rachidini ont régulièrement fait jaser les populations de Garoua, certaines élites et les autorités administratives locales. « Une bonne partie de la population (majorité) voit en ce monarque un « autoritariste » qui cherche en vain à ramener le règne de la terreur tant décrié et dénoncé par les peuples où seul le Lamido est le seul maitre du jeu. Personne ne doit dire un mot lorsqu’il a parlé. Une autre partie de l’opinion apprécie ses actions arguant que le Lamidat de Garoua avait perdu sa verve du fait du laxisme de ses prédécesseurs et qu’il est temps de redonner à ce lamidat, son rayonnement d’avant. Sauf ces derniers oublient qu’un monarque n’est rien sans son peuple. Il doit travailler en étroite collaboration avec ce peuple sans chercher constamment à le piétiner par la raison du plus fort. Car l’état de nature que décrie Jean Jacques Rousseau dans Le Contrat Social n’a plus sa place au 21e siècle », tranche un fils de Garoua.""