Commerce guelma

Commerce guelma vente de vetements

Nous avons constaté que de nombreuses arnaques circulent dans la vente sur Internet et les réseaux sociaux. C'est pourqu...
06/08/2026

Nous avons constaté que de nombreuses arnaques circulent dans la vente sur Internet et les réseaux sociaux. C'est pourquoi nous avons décidé de tester chaque produit avant de le présenter. Nous vous donnerons ensuite un avis honnête, avec toutes ses caractéristiques, afin de vous dire s'il est de bonne qualité ou non, avant que vous ne l'achetiez.

- Aujourd'hui, nous commençons notre série de tests par ce produit : SalyBio True Herb Lobelia. Après l'avoir acheté et testé, notre conclusion est claire : nous ne vous conseillons pas de l'acheter. Pour nous, ce produit n'a donné aucun résultat et nous estimons qu'il s'agit d'une déception. Nous avons dépensé 5 600 DA pour le tester afin que vous n'ayez pas à le faire. Notre objectif est simple : vérifier les produits avant de vous les recommander et vous éviter de gaspiller votre argent.

Guelma : L'ombre derrière la "perle française" (1855-1858)Sous le vernis d'une perle française, d'une ville modèle, se c...
06/12/2025

Guelma : L'ombre derrière la "perle française" (1855-1858)

Sous le vernis d'une perle française, d'une ville modèle, se cachait une vérité bien plus sombre, une réalité quotidienne difficile pour la majorité des habitants, les Algériens de Guelma. Loin des allées verdoyantes et des cafés branchés, leur vie était marquée par la pauvreté, le pillage et le mépris.
L'année 1855 marque un tournant décisif avec la mise en place des structures coloniales. Une forte impulsion est donnée aux travaux publics, réalisés grâce à la participation des transportés (des personnes purgeant une peine de prison), des opposants politiques exilés et des Algériens, appelés "indigènes". Un bureau administratif civil est créé, et un régime civil est instauré. Guelma, en raison de son importance politique, devient le lieu de résidence du commandant en chef. En plus de l'administrateur civil, un juge de paix est nommé.
La population européenne s'élève cette année à 1432 personnes, dont 79% de Français, Allemands et autres Européens, 11% d'Italiens (165) et 10% d'Anglo-Maltais (145). De l'autre côté, 2123 Algériens vivent soit en ville, soit dans les environs. La ville s'ouvre sur 5 portes : la porte de Bône, la porte de la Pépinière (à l'intersection de la rue des Combattants et de la rue Zama), la porte d'Announa (donnant sur le Bab Souk), la porte de Constantine et enfin la porte de Philippeville (Bab Skikda).
Guelma, ville neuve à l'aspect agréable, se distingue par un urbanisme soigné. Certaines rues bordées d'arbres, comme la rue de la Pépinière (plus t**d rue des Combattants), la rue Saint-Ferdinand, la rue d'Announa, la rue de Bône, la rue Saint-Louis, la rue Négrier, la rue du Fondouk, la rue de Mogador, la rue de Medjez-Amar et la rue du Rempart, deviennent de véritables lieux de promenade pour les résidents européens. Le cœur de la vie sociale bat sur la place Saint-Augustin, où une église a été construite, prolongée par une esplanade de plus d'un hectare. Le fondouk, construit en partie par les Algériens, se dresse sur une place et il existe une autre place, appelée la place de la Fontaine. La ville se dote d'infrastructures pour le bien-être de sa communauté européenne, une bibliothèque de 1500 livres, un cercle civil et une loge maçonnique structurent la vie associative et intellectuelle.
Les moulins, les poteries, les tanneries, les briqueteries-tuileries constituent une industrie semi-artisanale. Le commerce (sangsues, céréales, huiles, bétail, laine, peaux, bois) s'effectue en grande partie dans le cadre des marchés, le marché aux bestiaux rassemble les colons et les Algériens le lundi et le mardi au Champ de Manœuvres (Bab Souk) ; le marché aux blés et aux huiles se tient sur la place de l'Hôpital, le commerce du bois a lieu quotidiennement place Coligny (où sera construit le théâtre municipal en 1880). Un bazar fréquenté par les colons se trouve rue Bélisaire ; les Juifs en possèdent un autre rue d'Announa. Guelma possède également sa mosquée et un abattoir construit près de la porte de Constantine.
Quelques hôtels ("De l'Aigle", "Des Quatre Nations", "De France", "Des Voyageurs") et des cafés populaires ("Auriel", "Rougier", "Baffo") animent la vie sociale. Pour les transports, deux services, un de jour et un de nuit en été, relient Guelma à Bône. Le 23 août, un pont sur la Seybouse permet de relier Bône et Héliopolis à Guelma. Son coût élevé laisse envisager l'instauration d'un péage, comme décidé en 1845.
Guelma attire et rassemble une population européenne dynamique et entreprenante, qui pose les bases d'une vie prospère et ordonnée, incarnant les valeurs du progrès et de la civilisation française en Algérie. Les années suivantes, à partir de 1856, semblent destinées à consolider ce modèle.
Cependant, ce récit flatteur masque la réalité vécue par la majorité des habitants. Tandis que les colons profitaient des nouvelles promenades, les Algériens subissaient le vol de leurs terres fertiles, les condamnant à la pauvreté ou au travail forcé sur ces mêmes chantiers. La ségrégation était visible : les Européens avaient droit aux avenues ombragées et aux cafés branchés, les Algériens, aux quartiers éloignés, aux gourbis et à l'exclusion des lieux de rencontre réservés à la "bonne société". La prospérité économique reposait sur leur exploitation, ils vendaient leurs produits à bas prix sur des marchés contrôlés par les colons et étaient accablés d'impôts. Le "progrès" signifiait pour eux la soumission au code de l'indigénat, un système juridique répressif et discriminatoire et l'effacement progressif de leur culture, de leur langue et de leurs droits. Derrière la façade de la perle française, la misère, l'humiliation et la précarité étaient le lot quotidien des véritables enfants du pays, étrangers dans leur propre ville.
Cette comparaison révèle la dualité fondamentale du projet colonial, un développement spectaculaire pour les uns, construit sur l'appauvrissement et l'assujettissement systématique des autres. La ville "modèle" était en réalité un lieu d'inégalité radicale où chaque progrès célébré par le pouvoir colonial s'accompagnait d'un recul pour la population algérienne.
A suivre….

NB : En collaboration avec M.Didine Rachid Tadjine.

Adresse

Guelma
Héliopolis
24000

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque Commerce guelma publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Raccourcis

Partager