10/10/2025
-Visite à la Boucherie Beltrando – La Colle-sur-Loup
Quel plaisir pour les yeux de voir de la viande de qualité, Label Rouge, présentée avec soin et passion !
Aujourd’hui, j’ai eu le plaisir de visiter la Boucherie Beltrando familiale, à La Colle-sur-Loup. Une très belle maison, où il fait bon travailler, avec une équipe passionnée et accueillante.
Malgré le rythme du service et les clients à satisfaire, ils ont pris le temps d’échanger sur notre métier – un vrai moment de partage.
Merci au fils Théo ! Un passionné !
Merci à Paul, qui était de passage, le fils de Jean-François (Bigard), à toute l’équipe du traiteur et aux bouchers présents pour leur disponibilité et leur professionnalisme. 👏
Au-delà de ces échanges, Madame Beltrando m’a rappelé une réalité que beaucoup d’entre nous constatent :
👉 Nous avons de plus en plus de mal à recruter.
👉 Et lorsque nous recrutons, les jeunes sortant de formation manquent parfois de pratique et de professionnalisme.
Le problème vient en réalité des deux côtés :
• certains jeunes arrivent chez nous après un échec scolaire et peinent à trouver leur voie,
• d’autres ont eu une scolarité exemplaire et choisissent notre métier par passion et conviction.
Notre rôle, à nous, artisans, est d’aider les uns à se reconstruire et de donner aux autres l’envie de rester.
Mais une chose est sûre : les jeunes n’ont pas assez de pratique à l’atelier tout au long de leur année au CFA.
Trop peu de techno, trop peu de manipulation, pas assez de contact avec la matière.
Bien sûr, il faut qu’ils aient toutes les autres matières comme dans n’importe quelle scolarité, mais il faut revoir l’équilibre : plus de concret, plus de terrain, plus de gestes du métier;
Et il faut aussi dire les choses : aujourd’hui, trop peu de bouchers savent encore vraiment “casser la viande”.
Dans beaucoup de grandes surfaces, la viande arrive déjà sous vide, prête à être simplement déballée et mise en vitrine.
Ce n’est pas notre métier, ce n’est pas notre savoir-faire. La boucherie artisanale, c’est le travail de la matière, la coupe, la précision, la transformation, le respect du produit.
Je ne cherche pas à créer de conflit ,au contraire. En novembre, j’ai rendez-vous à Toulon, pendant trois jours, avec l’inspection académique et d autres collègues professionnels pour évoquer ces difficultés et proposer des solutions concrètes.
➡ Il va falloir que je sois soutenu par mes artisans lors de cette rencontre, car c’est ensemble que nous pourrons faire évoluer les choses.
Peut-être faut-il simplement revenir à plus de pratique, comme autrefois, où l’on apprenait sur le terrain : casser un demi-bœuf, un veau, un agneau… et comprendre la matière.
Aujourd’hui,je veux simplement dire :
💬 Merci à la Boucherie Beltrando pour leur accueil, leur franchise et leur amour du métier.
💪 Continuons à échanger et à nous soutenir pour faire grandir notre beau métier.
Alain Pons
bouchers, bouchers-charcutiers de France