28/08/2026
🔵 QUAND LA MÉDIATISATION FAIT BOUGER LES LIGNES…
Aujourd’hui, je souhaite partager cette publication de l’AFC, car elle fait écho à une réalité que nous vivons depuis longtemps sur le terrain.
Le Carrefour Express de Hussigny-Godbrange fait partie de l’AFC depuis maintenant plus de 4 ans. Et si nous avons choisi d’adhérer à cette association, ce n’est certainement pas par plaisir de critiquer Carrefour, mais parce que nous croyons profondément à notre métier, à nos commerces de proximité et à l’avenir de nos entreprises.
Mais il faut aussi avoir le courage de dire les choses.
👉 Les baisses de marge servie par l’entrepôt fragilisent directement nos magasins.
Derrière une baisse de quelques points de marge, il n’y a pas simplement une ligne dans un compte d’exploitation.
Il y a des commerçants indépendants qui travaillent des heures, des investissements, des charges qui augmentent, des salariés qu’il faut rémunérer, des entreprises qu’il faut maintenir à flot… et finalement une rentabilité qui se dégrade.
Et lorsque la marge diminue, c’est tout l’équilibre du commerce de proximité qui est mis sous pression.
Le plus inquiétant, c’est que cela peut également finir par pénaliser le consommateur, puisque nous devons malgré tout conserver des prix cohérents et compétitifs face aux autres circuits de distribution.
Alors oui, il est particulièrement encourageant de voir que des personnes extérieures au groupe Carrefour, notamment des observateurs du monde de la grande distribution et des personnalités politiques, s’intéressent enfin à ces problématiques et prennent la parole.
Et surtout, il faut reconnaître une chose : lorsqu’un sujet est largement relayé, partagé et médiatisé sur les réseaux sociaux, les choses peuvent parfois évoluer très rapidement.
L’exemple de la tomate cerise française en est une illustration récente : après la prise de parole publique d’Olivier Dauvers , Carrefour a annoncé une évolution des conditions permettant aux magasins de proximité de proposer la tomate française à 1,29 € tout en conservant une marge.
Alors forcément, cela pose une question :
Pourquoi faut-il parfois rendre les problèmes publics pour que des solutions apparaissent ?
Nous, franchisés et commerçants de proximité, ne demandons pas de privilèges.
Nous demandons simplement de pouvoir travailler avec des conditions économiques cohérentes, préserver nos entreprises, nos emplois et continuer à proposer à nos clients des prix justes.
Car derrière chaque Carrefour Express, chaque Carrefour City ou chaque Carrefour Contact, il y a avant tout des femmes et des hommes qui ont investi leur argent, leur temps et leur vie dans leur commerce.
Nous sommes fiers de notre enseigne et de notre métier.
Mais être franchisé, ce n’est pas devoir accepter de fragiliser son entreprise en silence.
Le commerce de proximité mérite d’être défendu. Et parfois, il faut simplement que quelqu’un accepte de parler suffisamment fort pour être entendu. 💙