21/04/2026
Souvent, les rencontres faites dans mon échoppe, sont toujours des trésors. Je vous partage un texte écrit par Fabien F.
C’est tout au bout de la rue Berbiziale… ou peut-être à son commencement. Tout dépend de la manière dont vous choisissez de vous perdre — ou de vous laisser guider — dans les ruelles pleines de charme de la Ville d'Issoire.
En traversant la place de la République, étincelante de couleurs, vous laisserez derrière vous la fontaine de pierre de Volvic, comme un dernier repère avant l’évasion. Puis, doucement, presque naturellement, vos pas vous mèneront dans la petite rue piétonne de Berbiziale. Là, le temps semble ralentir.
Sur votre chemin se dresse la majestueuse Maison Bartin, élégant hôtel particulier du XVIIIe siècle, taillé dans l’arkose, témoin silencieux d’un autre siècle. Un peu plus loin, sur votre droite, le square du peintre Jean-Baptiste Muratore vous salue d’un air paisible.
Vous y êtes presque.
Car c’est là, nichée comme un secret bien gardé, que vous attend l’Epicerie La casa Issoire
Mesdames, Messieurs… imaginez.
Comme lorsque l’on pousse la porte de l’armoire oubliée du Monde de Narnia, vous quittez soudain le réel. Un pas suffit pour traverser les frontières. Toscane, Sicile, Abruzzes, Pouilles, Sardaigne… Les paysages changent, les parfums s’éveillent. Et si, après tout, l’arrière-pays issoirien avait quelque chose de la Toscane ?
Et puis, il y a lui.
Là, comme en équilibre entre deux mondes, perché derrière sa trancheuse, concentré et souriant, façonnant les meilleures chiffonnades d’Auvergne, je vous présente Henri Pierre.
Ancien militaire, né en Belgique, grandi dans un quartier italien, il est tombé amoureux — profondément — de la culture transalpine. Et cela se sent. Dans sa voix qui chantonne, dans ses “r” qui roulent doucement, dans son béret de berger sarde… mais surtout dans son regard.
Henri Pierre ne vous accueille pas.
Il vous invite.
À goûter. À deviner. À ressentir.
À chercher dans un vin sarde fraîchement arrivé les murmures du terroir qui l’a vu naître.
Et alors, sans même vous en rendre compte, le temps s’efface.
Une heure… peut-être deux.
Des chiacchierate, comme disent les Italiens.
Des conversations qui s’étirent, qui respirent, qui vivent — autour des produits, de l’Italie, ou simplement de la vie.
Ici, on ne se presse pas.
Le temps ne se compte pas… il se savoure.
Et quoi de plus précieux que de le partager avec quelqu’un qui aime profondément les gens ?
Laissez-vous séduire.
L’Italie est là, dans chaque détail.
Dans un arancino doré, une pasta fresca encore vivante, un prosciutto délicat, une salsiccia parfumée, un formaggio généreux…
La dolce vita, Henri Pierre ne la raconte pas — il l’incarne.
Et, l’espace d’un instant, il vous offre ce luxe rare : celui de vous sentir ailleurs… tout en étant parfaitement à votre place.
Au milieu de vos oliviers…
Semplicemente.