07/06/2026
Au pâturage…
Le temps semble s’étirer doucement. Le tintement irrégulier des cloches accompagne le silence, tandis que les chèvres avancent pas à pas, s’arrêtent, choisissent, arrachent avec soin l’herbe la plus tendre.
À leurs pieds, le froissement discret de la végétation, le léger craquement des tiges rompues… puis ce petit bruit régulier, presque apaisant, de mastication. Une respiration lente, qui invite à ralentir à son tour.
Une douce brise fraîche caresse le flanc de la montagne, portant avec elle l’odeur de l’herbe foulée, tout juste réchauffée par les premiers rayons du soleil. Une note plus verte vient chatouiller les narines, celle du noyer tout proche.
En les observant, on devine une intelligence silencieuse : elles lisent le terrain, évaluent, choisissent. Un pas, puis deux, une pause. Elles explorent comme si chaque mètre carré avait quelque chose d’unique à offrir.
Par moments, l’une d’elles relève la tête, la mâchoire encore en mouvement, le regard perdu vers l’horizon… et là, on se sent à la fois minuscule et profondément à sa place dans ce vaste paysage montagnard.
On écoute, on regarde… puis on se laisse doucement happer par le rythme. Sans même s’en rendre compte, tout ralentit — une façon d’être pleinement présent à ce qui est, simplement.
Je pourrais les regarder pendant des heures… mais il faut rentrer faire les fromages ! 🐐🧀
Bon dimanche à tous 🌞