23/04/2026
🍮 [HISTOIRE] Drôles d’années et baby-boom (1936–1960)
À la disparition d’Eugène Jost en 1936, Stéphanie Jost se retrouve seule à la tête de l’entreprise. Avec ses enfants, elle poursuit l’aventure familiale, marquant l’entrée progressive de la 2ème génération.
Mais l’époque est instable. La Seconde Guerre mondiale arrive et dès 1940, les matières premières sont contingentées : sucre, maïs, agar-agar deviennent très rares. La production d’entremets est freinée, parfois interrompue. Pour survivre, il faut inventer, s’adapter, remplacer. Les ersatz deviennent une nécessité, et l’entreprise fait preuve d’une ingéniosité constante pour maintenir une activité, même minimale.
Face aux difficultés, Stéphane, le fils de Stéphanie, s’organise. Il participe à la création du syndicat national des fabricants d’entremets, aux côtés notamment d’Alsa, afin de mutualiser les ressources et faire front ensemble. La guerre frappe aussi la ville de Nantes, durement bombardée en 1943. La famille Jost est directement touchée : la guerre laisse des traces profondes, humaines et matérielles.
Puis vient la paix et avec elle, un nouvel élan. La reprise s’organise autour de Stéphanie Jost, de son fils Stéphane et de sa fille Denise. Les années d’après-guerre voient naître le baby-boom, et avec lui de nouveaux usages, les entremets retrouvent progressivement leur place dans le quotidien des familles.
Pour accompagner cette nouvelle époque, Plaisance développe des supports illustrés et des contenus destinés aux enfants : recettes, jeux, découpages, documents pensés pour les enfants et leurs parents. Les entremets s’inscrivent ainsi dans les moments de partage, autour des goûters et des repas familiaux.
Figure emblématique, « Mademoiselle Plaisance » devient un véritable service conso : conseils, correspondance par courrier aux consommateurs, recettes, proximité avec le public lors des événements publics. La marque s’ancre durablement dans le quotidien des familles, portée par une communication chaleureuse et populaire.
Une période d’optimisme retrouvé, qui réinscrit l’entreprise dans la mémoire collective.
La suite au prochain épisode 😉