02/11/2025
🙏, merci pour ce bel article 🥰
Tu l’as peut-être croisée, au détour d’un marché à Saint-Denis.
Une petite fromagerie nichée sous les halles, où l’on parlait tomme, crème, beurre, flore de vigne...
Et où le sourire de Cathy valait toutes les cartes de fidélité du monde. 💫
Pendant dix-huit ans, Aux Cath’Fromages n’a pas seulement vendu des fromages.
Elle a tissé un lien.
Simple.
Humain.
Gourmand.
Entre une commerçante passionnée, des producteurs du coin, et une ribambelle de clients — locaux et de passage — qui venaient chercher leur dose de (lait) cru, de réconfort, de beun’aise.
Le 11 novembre 2025, la boutique ferme ses portes. DÉFINITIVEMENT.
Pas à cause d’un manque de clients.
Ni d’une envolée des charges.
Pas non plus à cause du pont encombré ou d’un souci d’approvisionnement.
Mais à cause d’un truc qu’on ne voit pas toujours :
Le corps qui flanche.
Dix-huit ans à porter des tommes, à nettoyer derrière les frigos, à servir courbé derrière le comptoir.
Dix-huit ans de gestes répétés, de postures tordues, de bras tendus.
Et un jour… plus possible.
Ce que ça raconte, ce n’est pas seulement la fin d’un commerce.
C’est aussi le poids invisible de ces métiers du goût,
qui font tenir le terroir debout,
et dont on sous-estime souvent la dureté.
Ouvrir une fromagerie, ce n’est pas juste empiler de jolies meules en vitrine.
C’est charger, frotter, désinfecter, couper, trancher, emballer.
C’est avoir mal au dos, aux épaules, aux poignets.
C’est parfois devoir dire STOP, même si le cœur voudrait continuer. 💔
Cathy, elle a choisi de passer le flambeau.
De confier son “coin de fromage” à une nouvelle équipe, qui pourrait reprendre la place.
Pas une copie.
Pas la même histoire.
Mais un relais.
Une autre façon de continuer à faire vivre les bons produits au goût de l'île.
Et même si la boutique change de nom, il reste les souvenirs.
Les rendez-vous du samedi matin.
Les enfants qui réclamaient “le fromage qui pique un peu mais pas trop”.
Les papis qui demandaient “une tranche bien tendre, comme l’an passé”.
Les drôles discussions entre rayons.
Les recettes partagées.
Les dégustations improvisées.
Rien de tout ça ne disparaît.
Ça flotte dans l’air de Saint-Denis, comme une odeur de pâte affinée un jour de marché.
Ça laisse une empreinte, discrète mais bien là.
Une trace de ce que c’est, au fond, un commerce de bouche sur une île comme Oléron :
Une histoire d’amour entre les produits d’ici...
et ceux qui les font vivre à la force du muscle et de la passion.
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Auteur : Guillaume
Sites web : https://oleron.short.gy/oleron
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Inspiration : https://www.facebook.com/profile.php?id=100063617664003&comment_id=Y29tbWVudDoxNzE3NzUzODg5NTYxNTk2XzE4OTc1MTAzOTQ0NzcwNTg%3D
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