06/01/2026
Depuis quelques jours, comme sur une grande partie du territoire, pour les passionnés le travail d’acclimatation prend tout son sens. Bercé dans un cocktail de peur et d’excitation de voir son végétal résister à une nouvelle « bataille » ou dépérir à force de lutter puis succomber. Trop de froid, trop longtemps, trop de périodes sans dégel… Les plantes subissent des amplitudes pour lesquelles, même avec beaucoup de temps et de travail, nous ne pouvons pas lutter. Passiflores comme agrumes et bien d’autres restent et resteront des espèces non rustiques sur lesquels nous nous efforçons juste de travailler une résistance. Et dans lequel des choix avant plantation sont clairement indispensables. Espèce, variété, porte greffe pour certaines, type de sol, exposition, suivi de culture… Aucune région n’est réellement jamais à l’abri dans ces conditions, mais c’est seulement en respectant ces règles et critères que l’on peut un jour espérer voir, notre choix de démarrage, passer ces étapes difficiles. Cela fait une quinzaine d’années que nous habitons ici et nous avons déjà traversé des épisodes similaires avec des températures encore plus basses que celles sur la photo enregistrées cette nuit, comme en février 2012. L’amour du végétal et de l’acclimatation nous pousse encore et encore à essayer, semer, planter, arracher, replanter, jusqu’à voir certaines souches résister enfin.
Donc ici, cet hiver fera partie des années de replantation. ;-) Certaines vont rester bien heureusement, beaucoup d’agrumes en extérieur comme en intérieur car leur limite n’est pas atteinte sauf peut-être pour les plus jeunes et moins bien exposés .
Chez les Passiflores, plus fragiles, nous verrons forcément plus de pertes même sous serres car leurs génétiques, origines et physiologies ne les protègent pas autant à ces conditions.
Côté serres de production les chauffages tournenet pour éviter les pertes et on ne note pas de dégât de ce côté là. ;-)
Pour le moment, ne rien faire, attendre et le printemps nous donnera les réponses…