13/03/2026
Dans un village, les rumeurs vont toujours plus vite que la réalité… alors voici simplement la vérité.
Je suis arrivée ici il y a quelques années avec un projet, l’envie de m’installer, de travailler et d’apporter ma pierre à la vie du village, accompagnée à l’époque par les collectivités locales qui soutenaient cette installation.
Non, je ne ferme pas ma boutique parce que je fais faillite.
Depuis son ouverture, mon activité a progressé chaque année et mon chiffre d’affaires a continué d’augmenter.
Non, ouvrir une épicerie indépendante dans un village n’est pas un « miracle ».
C’est surtout énormément de travail, d’énergie, de temps, de risques et d’engagement.
Et non, je n’ai jamais « vécu au crochet de qui que ce soit ».
Comme beaucoup de commerçants indépendants, j’ai surtout vécu de mon travail, de mes investissements financiers personnels et de ma détermination.
Pendant plus de trois ans, j’ai tout donné pour faire vivre ce lieu :
des ateliers, des dégustations, des rencontres avec des producteurs, des soirées, des moments de partage.
J’ai réussi à en faire un endroit vivant, chaleureux, ouvert, un petit salon permanent du Made in France et du local.
Je suis profondément fière de ce que j’ai réussi à créer en partant de rien.
Mais faire vivre un commerce indépendant dans un petit village demande bien plus que de la passion.
Cela demande aussi un environnement favorable, du soutien et des conditions permettant de se développer dans la durée.
Aujourd’hui, ce n'est pas le cas. Je ne peux pas faire évoluer mon projet ni donner vie au nouveau projet que nous commencions à imaginer avec ma grande fille. C’est donc avec beaucoup de tristesse que j’ai fait le choix de tourner cette page.
Je garderai surtout les belles rencontres, les soutiens sincères et toutes les personnes qui ont poussé la porte de la boutique.
Un commerce vit avant tout grâce à celles et ceux qui franchissent sa porte.
À toutes celles et ceux qui ont fait vivre ce lieu, simplement en venant, en échangeant ou en soutenant la boutique : MERCI.
Les rumeurs passeront.
Moi, je resterai fière du lieu que j’ai créé.