22/12/2025
... Se taire, c’est laisser la rumeur supplanter l’argument, l’invective remplacer la réflexion, et l’émotion brute gouverner le débat public...
Quand la responsabilité et la sagesse prennent le déçu dans la guerre informationnelle sur les réseaux sociaux...
Message plein de sagesse et de moralité de Monsieur Gobi Salou
Éduquer ou se Taire : La Responsabilité des Consciences à l’Ére de la Guerre Informationnelle
Malgré les invectives, malgré les intimidations proférées par des esprits incultes, malgré les provocations de tous ordres, nous ne faillirons pas à notre devoir.
Ce devoir est clair, assumé et non négociable : contribuer à l’éducation citoyenne sur les réseaux sociaux. Car se taire aujourd’hui, ce n’est pas être neutre.
Se taire, c’est abandonner l’espace public aux faussaires, aux manipulateurs, aux semeurs de haine et de confusion.
Se taire, c’est laisser la rumeur supplanter l’argument, l’invective remplacer la réflexion, et l’émotion brute gouverner le débat public.
Les réseaux sociaux ne sont plus de simples outils de communication. Ils sont devenus des champs de bataille.
Le monde contemporain a inventé — et perfectionné — la guerre informationnelle et cognitive : une guerre sans chars ni canons, mais dont les dégâts sur les consciences, les nations et les sociétés sont tout aussi profonds, parfois irréversibles.
Dans ce contexte, le rôle de l’intellectuel, du journaliste, de l’homme public, ne peut être réduit à une posture d’observateur distant.
Nous avons une responsabilité morale et historique : celle d’encadrer volontairement les jeunes générations, de leur transmettre les codes du débat de haut niveau, le respect de l’argumentation, la rigueur intellectuelle et le sens de l’intérêt général.
Il ne s’agit pas d’imposer une pensée unique, encore moins d’étouffer la contradiction. Bien au contraire.
Il s’agit d’enseigner que le désaccord n’est pas une insulte, que la critique n’est pas une agression, et que la liberté d’expression n’autorise ni l’ignorance revendiquée ni la violence verbale.
Les jeunes générations disposent d’un potentiel immense. Elles ont l’énergie, la créativité et, surtout, la capacité de porter des réflexions profondes et transformatrices.
Mais sans encadrement, ce potentiel peut être détourné, instrumentalisé, retourné contre les valeurs mêmes qu’il prétend défendre.C’est pourquoi les anciennes comme les nouvelles générations capables de penser, d’analyser et de construire doivent descendre dans l’arène des NTIC.
Non pas pour y chercher la polémique stérile, mais pour y défendre nos valeurs, notre dignité collective et notre pays.
Abandonner cet espace, c’est accepter que d’autres écrivent notre récit à notre place — souvent contre nous, et rarement pour la vérité.
L’éducation citoyenne sur les réseaux sociaux n’est donc ni un luxe, ni une option. C’est une urgence stratégique. Elle conditionne la qualité de nos débats, la solidité de notre cohésion nationale et, à terme, la capacité de notre société à résister aux manipulations internes et externes.
Nous continuerons donc.
Avec calme, avec méthode, avec fermeté.
Non par goût de l’affrontement, mais par fidélité à une conviction simple : une nation qui renonce à former ses consciences prépare elle-même sa vulnérabilité.
Et face au bruit, à l’insulte et à l’ignorance tapageuse, nous opposerons toujours la même arme : la pensée structurée, la parole responsable et l’engagement citoyen.
Salou Gobi