30/09/2025
La journaliste l’interrompit :
— Aimez-vous le président du pays ?
Il répondit :
— Je vais vous poser la question autrement : aimez-vous la compagnie des chemins de fer ?
Elle, étonnée :
— Quel rapport ?
Lui :
— Je suis sûr que si vous demandiez à un citoyen européen : « Aimez-vous le président de votre pays ? », il vous regarderait comme si vous étiez complètement f***e et insensée, mademoiselle.
Mademoiselle, le président, le gouvernement, le parlement, l’armée, la police, le ministère de l’énergie, le ministère des transports, etc. ne sont pas des entités avec lesquelles on établit des relations d’amour ou de haine, d’attachement ou de rejet.
Ce sont des institutions qui, dans tout État digne de ce nom, doivent simplement accomplir leurs devoirs correctement.
C’est pour cela seulement qu’elles perçoivent des salaires, pas pour obtenir notre amour.
Si elles manquent à leurs obligations, elles doivent être sanctionnées et les corrompus punis.
Cela ne veut pas dire qu’on les déteste, pas plus que l’adulation et la flatterie ne signifient qu’on les aime.
Votre question n’a pas de sens, mademoiselle.
Il n’y a pas de place pour les notions d’amour et de haine dans ce domaine.
Alors, arrêtez, je vous prie, de fabriquer des idoles et de bâtir des cultes de la personnalité.
Malheureusement, le temps vous a dépassés !
L’État des institutions demeure,
tandis que l’État fondé sur les personnes est voué à disparaître...
La leçon :
Quand vous applaudissez un responsable parce qu’il a construit une école, un hôpital ou goudronné une route avec l’argent public,
c’est comme si vous applaudissiez un distributeur automatique lorsqu’il vous donne de l’argent de votre propre compte.
Respectez votre intelligence...
Dans tous les pays du monde, les médias représentent le « quatrième pouvoir ».
Dans d'autres, hélas, ils jouent plutôt le rôle de « quatrième épouse ».